Le Néolithique

Jusqu’à la fin du Paléolithique, les hominidés s’alimentaient en pratiquant la chasse, la pêche ou le charrognage, et en cueillant des plantes ou des fruits. Ce sont des cueilleurs-chasseurs nomades qui suivent les mouvements de la faune chassée. Ils établissent des campements temporaires en fonction de leur zone de chasse et des saisons. Avec le Néolithique, l’homme va passer du statut de prédateur à celui de producteur en d’autres termes, il passe d’une économie de prédation à une économie de production. Il domine progressivement  la nature et la transforme.

C’est dans une zone  communément appelée croissant fertile, qui comprend les pays actuels suivants : Israël, Palestine (Cisjordanie)  Syrie,  Liban que nait l’agriculture. Dans  le site de Qaramet (Syrie), le début de   l’agriculture  est  estimé à  10.500 ans avant J.C. Le blé et l’orge comptent  parmi les premières céréales domestiquées. C’est également durant le Néolithique, toujours dans le croissant fertile,  qu’apparaissent les premières formes de domestication animale (bœuf, mouton, chèvre, porc). Cette nouvelle forme d’économie a des répercussions sur le mode de vie de l’homme. Ce dernier se sédentarise progressivement et érige les premiers villages. Parmi les sites urbains néolithiques les plus connus cetal Huyuk (Turquie).  L’outillage lithique se diversifie et le polissage de la pierre devient très répandu. Enfin, c’est aussi  durant le Néolithique qu’apparait  la poterie sous forme d’objets utilitaires.